Les fouilles archéologiques

Deux interventions archéologiques ont été effectuées sur le site de la chapelle Notre-Dame-de-Lorette, près de l’église de l’Ancienne-Lorette, l’une en 1983, l’autre en 2013.

Sondages de 1983

La première a fait suite à la découverte faite au premier coup de pelle par Gilles Drolet, le 15 août 1983, de ce qui semblait être la forme d’un mur qui se profilait tout juste sous la pelouse près de la grille du cimetière.

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Découverte du 15 août 1983

 Une phrase du livre L’Ancienne-Lorette, de Lionel Allard (1979) signalait que « des fouilles permettraient peut-être de découvrir des vestiges de fondations à l’est du presbytère où l’ancien sacristain, David Huot, avait observé que chaque fois qu’on labourait le jardin on déterrait des fragments de briques rouges ». Le sacristain en poste en 1983, Raymond Huot, avait également déjà trouvé des fragments de briques lors du creusement d’une fosse près de la grille du cimetière. Sur ses indications et avec l’autorisation de monsieur le curé Claude Couture, Gilles Drolet a eu la surprise de faire apparaître, en moins de quatre heures, la forme présumée de tout le mur est d’une vingtaine de pieds de longueur dont les angles s’orientaient vers le stationnement.

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Travail final de l'archéologue

L’archéologue, Michel Gaumond, a pris le relais et confirmé la présence du mur est de la chapelle qui comportait aussi la base d’une cheminée. Or, les textes historiques mentionnaient que c’est sur la cheminée de la chapelle qu’avait été placée la statue de Notre-Dame de Lorette envoyée de Loreto en Italie par le père Antoine Poncet. Le premier mur mis au jour était donc celui où la Vierge de Loreto avait été placée. D’autres sondages ont permis la découverte de vestiges des fondations de la petite maison des Jésuites qui était attenante à la chapelle, ce qui a permis à l’archéologue d’authentifier le site d’une façon certaine.



Fouilles de 2013

La deuxième intervention effectuée en mai-juin 2013 par les archéologues Stéphane Noël, Vincent Lambert et Jean-Yves Pintal, a permis de mettre au jour les fondations des trois autres murs (nord, ouest et sud) et même, à leur grande surprise, des poutres du plancher de la chapelle encore en très bon état de conservation du fait que les ouvriers français les avaient recouvertes de mortier! Les archéologues ont également constaté les alignements des sillons de la dernière charrue à être passée  sur ce site qui avait été recouvert de terre pour devenir le jardin du presbytère!


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Mise au jour des murs nord, ouest et sud avec des poutres du plancher encore en place sur toute la largeur de la chapelle    


Ainsi, les fouilles de 1983 et 2013 ont permis de constater que le site de la chapelle de 1674 avait été préservé sur toute sa superficie pendant 339 ans, à très peu de profondeur!

Visionner le vidéo des fouilles archéologiques réalisé par la Ville de L’Ancienne Lorette