Chapelle Notre-Dame-de-Lorette

La chapelle « Notre-Dame-de-Lorette-en-Canada » (1674)

Guéri à Loreto vers 1630 et entré chez les Jésuites en 1632,  le père Chaumonot fait un troisième et dernier pèlerinage au sanctuaire de Loreto en compagnie du père Antoine Poncet en octobre 1637. À Loreto, écrit-il dans son autobiographie, « nous formâmes le dessein (projet) de bâtir dans la Nouvelle-France, lorsque nous y serions, une chapelle sous le nom de Notre-Dame-de-Lorette et sur le plan de la Sainte Maison de la Mère de Dieu dans laquelle nous étions. »

Pendant sa vie missionnaire, « il conserve toujours le désir de procurer à la sainte Vierge une maison bâtie sur le modèle de sa vraie maison transportée de Nazareth à Loreto en Italie. » (Autobiographie)

Il réalise son projet en 1674, soit 37 ans après son dernier pèlerinage à Loreto, au lieu appelé aujourd’hui « L’Ancienne-Lorette. »

Cette chapelle, bâtie comme une maison, porte une signification théologique incommensurable. Comme réplique exacte de la Sainte Maison de Nazareth, elle rappelle et actualise les grands mystères de L’Annonciation, de l’Incarnation et de la vie cachée de la Sainte Famille à Nazareth. « Toutes les fois que nous y entrerons, écrit le père Chaumonot, cela nous remettra devant les yeux ses particularités, et, par sa petitesse et sa pauvreté, nous rafraîchira la mémoire sur la pauvreté, l’humilité, la patience et toutes les autres vertus que Notre Seigneur, Notre-Dame et Saint Joseph ont pratiquées dans leur Sainte Maison de Lorette pour nous servir d’exemple.  

Pour nous consoler de l’absence de nos meilleurs amis, nous nous procurons leurs portraits et chaque fois que nous les voyons, nous nous ressouvenons des amitiés que nous en avons reçues et nous en conservons de la gratitude. La copie de la Maison de Notre-Dame de Lorette aura le même effet sur nos esprits. Quand nous y entrerons, il nous reviendra aussitôt en pensée tout ce qui s’y est passé pour notre rachat »   (lettre à une religieuse de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1673).

Le père Martin Bouvart, premier compagnon du père Chaumonot à la mission de Lorette, décrit cette chapelle en détail dans un mémoire de 23 pages rédigé en 1675, quatre mois après l’ouverture de la chapelle, mémoire publié en 2014 dans une brochure intitulée Au commencement de L’Ancienne-Lorette