Événements et Fêtes en France

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    En 1983, madame Christiane Chevrier, de Châtillon-sur-Seine, d’abord intéressée par les forgerons de Bourgogne partis s’établir au Canada, apprend du maire de Sainte-Colombe, monsieur Maurice Dabé, qu’un prêtre jésuite du nom de Chaumonot, né à Sainte-Colombe, y a également été missionnaire. Madame Chevrier entreprend alors des recherches au moment même où d’autres commencent de l’autre côté de l’Atlantique, à L’Ancienne-Lorette.

    Il y avait eu des recherches et des publications au sujet de père Chaumonot, en particulier au XIXe siècle par les pères Auguste Carayon (1869) et Félix Martin (1885), jésuites, et par Reuben Gold Thwaites qui, en 1897, avait fait éditer, en 73 volumes, Les Relations des Jésuites avec traduction anglaise. Au milieu du XXe siècle, en Bourgogne, le chanoine Joseph Manière avait aussi fait connaître le père Chaumonot. Mais à partir de 1983, ce sont tous les écrits relatifs à ce grand missionnaire qui seront rassemblés pour former un grand tout.


    Madame Christiane Chevrier obtient d’abord une photocopie de l’acte de baptême de Pierre Chaumonot, né le 9 mars 1611 :    

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    Pierre, fils de Clément Chaumonot et de Jeanne sa femme, fut baptisé le neuvième jour du mois de mars par moi frère Martin Pitoizet de Mussy. A eu Pitois Pierre et Philipotte Gougenot pour parrain et marraine.


    Madame Chevrier réussit également à retrouver une lettre du père Chaumonot écrite sur une écorce de bouleau, le 15 mai 1645, de Sainte-Marie-des-Hurons! Le père Chaumonot y encourage monsieur Guyotte, un clerc, à « bâtir une chapelle dans l’enclos de son collège. » La transcription de cette lettre avait été faite le 18 novembre 1884 par monsieur J.M. Devreuil, chanoine de Dijon, pour les archives du Séminaire de Québec (29, no 37). En 1983, l’écorce se trouvait chez un marchand de vin, antiquaire, qui l’a fait photographier.


    Formation d’une équipe en France

    Très vite, madame Chevrier s’entoure de collaborateurs et collaboratrices : son mari Pierre Chevrier, sa cousine Francine Martinot, le père Lionel Canat, curé de Sainte-Colombe-sur-Seine et de Châtillon-sur-Seine, François Oller, maire de Sainte-Colombe et madame Sylvia Oller, Jean-Claude et Odette d’Herbomez et leur fille Marie-Odile.

    Le contact entre la France et le Québec s’établit lorsque madame Chevrier communique avec monsieur Lionel Allard qui avait publié son livre, L’Ancienne-Lorette, en 1979. Spontanément, de part et d’autre, naît un enthousiasme à l’endroit du père Chaumonot qui va conduire rapidement à des fêtes à Sainte-Colombe-sur-Seine et à L’Ancienne-Lorette.

  • La municipalité et la communauté de Sainte-Colombe-sur-Seine ne mettent pas long à réaliser des projets dont celui de restaurer l’ancien presbytère pour en faire un musée consacré aux Nord-Bourguignons partis en Nouvelle-France. Le premier étage est dédié à des forgerons, à des Filles du Roy, aux Godin d’Acadie dont l’ancêtre Pierre Godin et à plusieurs Bourguignons qui ont traversé l’Océan. Le rez-de-chaussée, avec la salle la plus importante, est dédié au père Chaumonot. 

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    L’ancien presbytère avant la restauration    

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    Après la restauration    

    Pour le musée, Monsieur Jean-Claude d’Herbomez réalise une maquette de la chapelle bâtie par le père Chaumonot à L’Ancienne-Lorette en 1674


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    et deux oeuvres en fil de fer : Vierge de Lorette huronne d’après un dessin de Mireille Sioui du Village-des-Hurons près de Québec (Wendake) et Le père Chaumonot et un Huron.

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    De plus, pour le musée, monsieur Jean-Claude d’Herbomez et le maire François Oller, avec une équipe, réussissent à retirer le devant de la cheminée de la maison « familiale » de Grange-Neuve, aujourd’hui abandonnée. Cette maison appartenait à Pierre Pitois, employeur de Clément Chaumonot, père de Pierre, qui travaillait à la vigne. Monsieur Pitois a été le parrain de Pierre. La maison natale de Pierre Chaumonot, aujourd’hui en ruine sur le chemin des Vignes, faisait également partie d’une dépendance appartenant à Pierre Pitois.


    Maison familiale qui a hébergé plusieurs Chaumonot dont PierreGroupe de Chaumonot en visite avec monsieur d’Herbomez et mme ChevrierPartie de la maison comportant deux cheminées dont la plus petite servait pour un four à painLe manteau de cheminée, retirée pour le musée




    En juin 1985, Gilles et Louise Drolet, de L’Ancienne-Lorette, apportent du matériel photographique pour le musée de Sainte-Colombe qui va ouvrir le 21 juillet suivant.

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    Louise Drolet, Christiane Chevrier

    et le curé Lionel Canat    








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    Gilles Drolet et le curé Lionel Canat    

  • Dévoilement d’une plaque commémorative au baptistère où Pierre Chaumonot a été baptisé, le 9 mars 1611


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    Messe d’action de grâces à l’église de Sainte-Colombe-sur-Seine célébrée par le curé Lionel Canat.

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    Monsieur Lionel Allard transmet les salutations du Québec    

    Après la messe, musique par les jeunes.

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    Désignation d’une rue Pierre Chaumonot

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    Monsieur le consul Leduc et le maire Oller dévoilent la plaque

    Ouverture d’un musée dédié au père Chaumonot

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    Lionel Allard remet une pipe huronne de la part de l’ancien grand chef Max Gros-Louis 

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    Madame Élisabeth Allard et monsieur Leduc coupent le ruban    

    Visite du musée

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    Monsieur Allard devant la cheminée

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    Rappel de la robe noire du père Chaumonot

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    Monsieur d’Herbomez avec la maquette de la chapelle de 1674

    Vin d’honneur dans le jardin de la Mairie et repas réunissant 150 personnes


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    C’est donc la joie au village natal de Sainte-Colombe-sur-Seine, ce dimanche 21 juillet 1985! Madame Christiane Chevrier rencontre tout le monde et est ravie de voir l’enfant de Sainte-Colombe, Pierre Chaumonot, y être retrouvé et fêté. Le curé Lionel Canat laisse au musée un message à l’intention des amis du Canada, dont ces extraits : « Nous voudrions vous dire notre amitié au-delà de l’Océan et des siècles en ce dimanche 21 juillet 1985. La personnalité du Père Chaumonot retrouve donc, dans notre communauté, la place qui lui est due… »


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  • Dès le lendemain de cette fête, une demande tout à fait surprenante est adressée à madame Christiane Chevrier de la part du vicaire épiscopal du diocèse de Dijon, zone Nord, le père Jean Thibaut. La demande porte sur la cueillette de tous les écrits relatifs au père Chaumonot en vue d’une introduction de sa Cause de béatification! Cette lettre du 22 juillet 1985, écrite à la main, atteste que c’est du diocèse de Dijon et après ces fêtes au village natal que s’est manifesté le désir de l’introduction de la Cause de béatification du père Chaumonot.

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    22 juillet 1985 : lettre du vicaire épiscopal du diocèse de Dijon, le père Jean Thibaut :


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    Extrait de la lettre du vicaire épiscopal : « Mais il faut rechercher minutieusement tous les écrits du père Chaumonot, tous les témoignages à son sujet, y compris au cours de son séjour en Italie; les promoteurs de ces sortes de causes sont forcément exigeants et vu l’ampleur des recherches, il faudrait s’y mettre sans tarder. Bien sûr, si on pouvait trouver un spécialiste à plein temps… mais, à moins d’une bourse du CNRS cela serait très onéreux et il faut d’abord compter sur des bénévoles… »    

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    La demande du vicaire épiscopal sera exaucée plus rapidement qu’il ne pouvait l’imaginer : le père Adrien Pouliot et Gilles Drolet vont aussitôt entreprendre avec célérité la cueillette de tous les écrits.

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    Le père Adrien Pouliot et Gilles Drolet près du site de l’église des Jésuites à Québec démolie en 1807, lieu de sépulture du père Chaumonot. Le trottoir passe au milieu de l’ancienne église.    

    Le 9 mars 1986 : lettre du cardinal Louis-Albert Vachon, Archevêque de Québec

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    Finale de la lettre du cardinal Louis-Albert Vachon adressée aux paroissiens de « l’église qui est à Sainte-Colombe-sur-Seine » à l’occasion du 375e anniversaire du baptême de Pierre Chaumonot, exprimant sa joie à propos de la cueillette des écrits    

    24 avril 1986 : lettre de Monseigneur Jean Balland, évêque de Dijon

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    Lettre de l’évêque Jean Balland au cardinal Louis-Albert Vachon exprimant sa joie de voir les deux diocèses unis dans la découverte de la personne et de l’oeuvre du père Chaumonot    


    12 février 1987 : lettre du cardinal Louis-Albert Vachon

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    Voilà donc les événements survenus au village natal qui ont servi de prélude à la fondation de la Corporation de la Chapelle Notre-Dame-de-Lorette, le 15 mai 1987, à L’Ancienne-Lorette.

    D’autres événements survenus à L’Ancienne-Lorette, de 1983 à 1987, sont à l’origine de la fondation de la corporation (voir fêtes à L’Ancienne-Lorette).

     

    Note : au village natal, la nouvelle administration municipale a attribué une autre vocation à l’ancien presbytère et les objets du musée dédié au père Chaumonot ont été retirés. Ils reparaîtront à Châtillon-sur-Seine où le père Chaumonot a fait ses études.